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Qu’il travaille pour l’État, un organisme parapublic ou à son compte, l’urbaniste est l’organisateur en chef de l’espace urbain.
À l’heure où les collectivités multiplient les projets de quartiers durables, coup de projecteur sur le métier à l’image encore floue d’urbaniste. Ce chef d’orchestre met en musique l’espace urbain. Dans le secteur public, parapublic (agences d’urbanisme, CAUE...) ou privé, il joue sur plusieurs gammes : recherche, réalisation et gestion de documents de planification (PLU, Scot...), conception, programmation, réalisation et animation de projets.
« L’urbaniste crée des espaces et organise des territoires. Ses savoir-faire sont nombreux. C’est pourquoi méthode et maîtrise des outils lui sont essentielles », explique Jean-Pierre Gautry, président de la Société française des urbanistes (SFU). On dénombre, selon les sources, entre 4 000 et 6 000 urbanistes. Un peu plus de 400 sont qualifiés : ils ont suivi une des 17 formations reconnues par la SFU et comptent deux ans d’expérience professionnelle, ont cinq ans de pratique après une formation universitaire ou dix sans diplôme particulier. « Il faut mettre en place des qualifications par spécialité et par équipe afin que davantage de professionnels soient qualifiés », plaide Jean-Marc Natali, directeur général d’Urbanis et président de l’Association des consultants en aménagement et développement des territoires (Acad).
L’urbanisme est donc une discipline complexe et multiple. Déplacements, formes urbaines, paysage, etc., ses interactions avec l’environnement le sont aussi. L’Office public de qualification des urbanistes (OPQU) remarque, dans un référentiel-métier publié fin 2006, que ces préoccupations « renouvellent les savoir-faire traditionnels de l’urbanisme ». Pour accompagner cette évolution, la SFU organise désormais des formations. « Nous prévoyons cette année trois sessions de deux jours sur le thème « climat-énergie-territoire » et préparons un cycle européen pour 2008 », précise Jean-Pierre Gautry.
> En pratique
Salaire : à partir de 1 500 euros nets mensuels.
Employeurs : cabinets privés, agences d’urbanisme, CAUE, Pact-Arim, Sem, services des collectivités territoriales ou de l’État...
Formations : niveau bac + 5 minimum.
Nombre : environ 400 qualifiés. (Sources : SFU, Urbanis)
Environnement Magazine, mars 2007