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Opérateur en détection de réseaux : Tête chercheuse

En repérant les réseaux sensibles à l’aide de méthodes non destructives, l’opérateur en détection évite de nombreux accidents coûteux et parfois mortels.

L’animateur de CLE doit

La réforme anti-endommagement des réseaux enterrés prévue par la loi Grenelle 2 s’applique depuis le 1er juillet. Un bouleversement des habitudes, pour les propriétaires de réseaux sensibles notamment. En cas de travaux prévus à proximité, l’exploitant doit, en effet, fournir au commanditaire des plans avec une précision de 40 cm. Si cela lui est impossible, il devra se payer les services d’un prestataire spécialisé dont les compétences devront être certifiées en 2017 au plus tard.

C’est là que l’opérateur en détection de réseaux entre en scène. Armé de ses détecteurs de champs électromagnétiques, de radars et autres microcaméras, il évite des tranchées coûteuses et gênantes et, surtout, de futurs accidents, parfois mortels, comme à Lyon, en 2008, lorsqu’une entreprise de travaux publics a endommagé une canalisation de gaz naturel.

Le recours à la détection de réseau, jusqu’ici quasiment circonscrite à la re cherche patrimoniale pour de gros clients type ERDF, devrait donc connaître une percée importante. Avec, comme toujours, un revers à la médaille :
« De nombreuses entreprises prennent des marchés sans réelle compétence et sans être pleinement conscientes de leurs responsabilités », déplore Hubert Brérot, président de la Fédération nationale des entreprises de détection de réseaux enterrés (Fnedre).

Ce géomètre-expert, la soixantaine, tente avec quelques complices d’organiser et de crédibiliser la profession. D’où la création de la Fnedre, début 2011.

« En fait, il n’existe pas un, mais deux métiers différents, qui ont tendance à se croiser : celui de la détection et celui du géoréférencement, qui consiste à reporter les données sur un plan. Le ministère de l’Écologie, avec lequel nous collaborons, a ainsi publié trois référentiels : un pour la détection, un pour le géoréférencement et un troisième pour la double compétence. Celle-ci est préférable, mais reste rare », explique Hubert Brérot.

Selon l’organisation et la taille de l’entreprise, l’opérateur en détection de réseaux peut être ingénieur ou technicien. « On arrive à la détection par des métiers connexes. Je suis moi-même cartographe. L’apprentissage s’effectue souvent sur le tas. Il n’existe pas de formation initiale et peu d’offres en formation continue. Les fabricants proposent bien des stages pour apprendre à manipuler les équipements, mais il ne faut pas confondre utilisation d’un appareil et interprétation des résultats », prévient Valère Bazin, chef de projet chez Serd.

La situation évolue cependant avec l’inauguration prévue ce mois-ci d’une plateforme technologique de simulation de réseaux, qui pourra être utilisée pour la formation de formateurs, puis pour la certification, à l’École d’application des travaux publics d’Égletons (19).

Groupe Environnement Magazine, FT

Crédits photos : Fnedre, Tecnisol

Contact

> Hubert Brérot, tél. : 04 72 91 32 95, contact@fnedre.org
> Serd, Valère Bazin, tél. : 06 87 36 69 78, www.topo-serd.com
> Tecnisol, Hichem Djebbar, tél. : 05 62 19 04 39, id@tecnisol.eu

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