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Ingénieur en ACV : le comptable de la pollution

De bonnes qualités d’analyse, de synthèse et de communication sont indispensables pour présenter des résultats compréhensibles et compatibles avec les attentes du client.

Chargé de quantifier l’impact environnemental global d’un produit,
l’ingénieur en analyse de cycle de vie est devenu incontournable.

« Une étude d’analyse de cycle de vie, c’est une sorte de bilan budgétaire, avec des outils supplémentaires qui transforment les données en grammes équivalent CO2 par exemple », explique Fabien Bouton, chef de projet ACV pour Evea Conseil. Yannick Leguern occupe la fonction chez Bio intelligence service et confirme : « Nous sommes des comptables de pollution ». L’étude ACV relève des normes Iso 14040- 14044 et évalue l’impact environnemental potentiel d’un produit quel qu’il soit.

« L’ingénieur réalise un véritable travail d’enquête et d’investigation pour décrire le plus finement possible l’ACV », selon Yannick Leguern. Il réalise d’abord l’inventaire du cycle de vie du produit : matières premières, procédés de transformation, transport, utilisation et fin de vie. Puis, il collecte toutes les données physiques, « l’étape la plus chronophage », indique Fabien Bouton. Pour un stylo à bille par exemple, il chiffre jusqu’à la quantité de pétrole extrait des nappes pour produire le plastique du stylo, le transport et les déchets produits lors de la transformation. « Une étude ACV devient vite très complexe pour des produits simples en apparence », souligne Yannick Leguern. Elle peut durer de cinq jours à dix-huit mois.

Les données récoltées sont ensuite traitées par des outils informatiques qui les traduisent en indicateurs environnementaux : gaz à effet de serre, consommation d’énergie, acidification atmosphérique, production de déchets dangereux… Arnaud Cadalen, carbon master manager chez Danone France, insiste sur la veille réglementaire.

« Les indicateurs changent car les normes évoluent rapidement. Un ingénieur ACV doit se tenir au courant pour fournir des résultats crédibles. » Chaque année, des groupes d’experts mettent à jour les facteurs de calcul des différents indicateurs.

« De bonnes qualités d’analyse, de synthèse et de communication sont indispensables pour présenter des résultats compréhensibles et compatibles avec les attentes du client », note Yannick Leguern. L’ingénieur peut facilement identifier l’étape ou le matériau le plus nocif pour l’environnement dans la vie du produit, et en comprendre les raisons pour améliorer le résultat. « Grâce aux ACV, nous pouvons engager une démarche d’écoconception. L’ingénieur est une aide précieuse pour la R & D », précise Fabien Bouton.

La filière du recyclage prend alors toute son importance pour augmenter l’utilisation de matériaux recyclés ou pour étudier les possibilités de réutilisation du produit usagé. Ces dernières années, le métier d’ingénieur ACV s’est rapidement développé et est devenu indispensable. « La méthode s’inscrit dans la volonté des pouvoirs publics d’informer le consommateur sur les enjeux environnementaux », justifie YannickLeguern.

Des mastères ou des écoles d’ingénieurs forment à certains outils informatiques utilisés, mais tous s’accordent sur le fait que « le terrain et l’expérience permettent d’acquérir les bons réflexes du métier »

Groupe Environnement Magazine, LR

Crédits photos : ACV Plus

Contact

> ACV Plus, Khalil Khalifa, khalil.khalifa@acv-siec.fr
> Bio intelligence service, Yannick Leguern, yannick.leguern@biois.com
> Danone France, Arnaud Cadalen, tél. : 01 44 35 20 20.
> Evea conseil, Fabien Bouton, f.bouton@evea-conseil.com

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