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Les designers sont de plus en plus appelés à réduire l’impact environnemental des produits qu’ils créent.

On peut qualifier d’écodesigner, un designer qui cherche à minimiser sur l’environnement l’impact de la fabrication et de l’usage des produits qu’il crée. « L’écodesign est un moyen d’aller vers un développement autant désirable que durable », aimait à dire Thierry Kazazian, fondateur de l’agence de conseil en développement durable et écoconception O2 France.
Cependant, et malgré les encouragements de l’Ademe et la récente initiative de sept industriels (lire p. 30), l’écoconception en est à ses balbutiements en France. « Une cinquantaine d’entreprises de l’Hexagone s’intéresse au sujet », estime Daniel Froelich, professeur à l’École nationale supérieure d’arts et métiers ( Ensam) de Chambéry qui propose un des rares mastères sur le thème.
Les entreprises les plus en pointe sur le sujet, comme Renault, Lafuma, Philips ou Legrand, ne font cependant pas appel à une armée d’écodesigners, mais s’appuient plutôt sur un ou plusieurs spécialistes de l’analyse de cycle de vie (ACV) qui imposent des critères précis aux designers. « Dans l’absolu, il serait intéressant que chaque designer prenne d’emblée ces contraintes en compte », considère François-Xavier Ferrari, jeune écodesigner fraîchement embauché chez O2 France.
Ce n’est pas encore le cas, sauf peut-être chez le fabricant de mobilier de bureau Steelcase, précurseur en la matière. « Même si les considérations environnementales occupent une place grandissante, nous n’en sommes pas encore, comme au Danemark, à former des designers spécifiquement sur ces questions », explique Daniel Froelich. Mais, cette compétence constitue désormais une valeur ajoutée certaine à l’embauche.
> En pratique
Environnement Magazine, juin 2007