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Responsable environnement dans le logement social : Un travail collectif

Pour construire ou rénover leur parc aux normes environnementales, les bailleurs sociaux comptent surtout sur la montée en compétences de leurs équipes de production.

Opérations ponctuelles ou stratégie globale, les bailleurs sociaux ne peuvent plus ignorer le développement durable, et plus particulièrement sa composante environnementale. Ils s'y sont d'ailleurs engagés collectivement l'été dernier sous l'égide de l'Union sociale pour l'habitat (USH), qui vient d'élire le sénateur Thierry Repentin à sa tête. « L'impact sur leur organisation est important. De plus en plus se structurent autour d'un projet de développement durable », témoigne Véronique Velez, conseillère technique en management des ressources humaines à l'USH.

Bernard Théry, directeur chargé de l'innovation et du développement durable du groupe SNIAvec quels hommes, à quels postes ? « La direction patrimoniale du groupe dispose de plusieurs ingénieurs spécialisés ; les directions techniques de nos grandes filiales (Osica, Efidis...), de collaborateurs notamment en charge de la politique environnementale. Nos douze entreprises sociales pour l'habitat (ESH) de province peuvent, elles, s'appuyer sur des référents techniques régionaux aux compétences multiples. Chacun travaille sur un sujet particulier (coût global, basse consommation...), puis mutualise ses résultats au niveau du groupe. Notre objectif est de diffuser une culture environnementale dans l'entreprise et de monter ainsi en compétences », explique Bernard Théry, directeur chargé de l'innovation et du développement durable du groupe SNI, filiale de la Caisse des dépôts et plus gros bailleur de France. Mais les bailleurs sociaux sont des structures majoritairement petites, rarement fédérées, et qui, souvent à court de compétences, concentrent leurs efforts sur une action vitrine. Même si elle en est encore aux opérations expérimentales, le Toit angevin, ESH gérant un peu plus de 7 000 logements, les inscrit, depuis fin 2006, dans une stratégie globale. « Nous avons publié notre premier rapport RSE en 2007. Aucun salarié ne se consacre cependant à temps plein au développement durable. Une personne s'occupe de la stratégie, notre responsable des ressources humaines de la RSE, plusieurs chargés d'opération - peut-être bientôt appuyés par un ingénieur spécialisé - s'en inquiètent au niveau de la production, tandis que d'autres collaborateurs s'attellent au traitement statistique des données environnementales », énumère Éric Lamoulène, directeur général. Même volonté d'intégration à l'Opac du Rhône (plus de 41 000 logements) : « Nous avons recruté voici deux ans une responsable développement durable afin qu'elle transmette progressivement ses compétences à chaque responsable d'opération », explique Flavien Micha, responsable de l'offre nouvelle.

Contacts


- www.groupesni.fr
- www.letoitangevin.com
- www.opacdurhone.fr
- www.union-habitat.org

Le parcours de Sonia du Plessis Chargée de mission développement durable et innovation chez Osica (groupe SNI)

Diplômée de l'EPSCI (groupe Essec) et titulaire d'un mastère action et solidarité internationales, Sonia du Plessis coordonne et pilote la politique de développement durable d'Osica depuis novembre 2007. « J'ai rejoint le groupe après y avoir mené une prestation pour un cabinet de conseil en gouvernance d'entreprise », précise-t-elle. Ses principales missions : définir et assurer la cohérence de cette stratégie, mener veille et reporting, mobiliser ses collaborateurs et sensibiliser collectivités, locataires ou fournisseurs. « Mon poste est rattaché à la direction générale, ce qui est le gage d'une action véritablement transversale », tient-elle à préciser. Sans pour autant se tenir éloignée du terrain : « Je veille à ce que les chargés d'opération prennent en compte l'amélioration thermique dans leurs projets, je peux les aider dans la définition de certains travaux, ou encore, je participe aux comités d'engagements financiers. J'ai dernièrement appuyé la direction de la maintenance pour lancer un appel d'offres pour des produits d'entretien écolabellisés. ».

Environnement Magazine, janvier-février 2009