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Le recycleur automobile dépollue et valorise les véhicules hors d'usage.

Recycleur, déconstructeur, démolisseur... la dénomination varie, mais le métier reste le même : dépolluer et valoriser les véhicules hors d'usage (VHU). Depuis le 1er janvier 2006, ces derniers doivent être valorisés au moins à 85 % (80 % de recyclage en poids). Ce taux devra atteindre 95 % (85 % en poids) en 2015. "Le premier objectif de la directive VHU est atteint. Ce sera plus difficile pour le second", pronostique Patrick Poincelet, le président de la branche recycleur du Conseil national des professions automobiles (CNPA). Priorité du texte, l'écoconception des véhicules est encore très inégalement prise en compte par les constructeurs. "On a même vu des retours en arrière sur certains modèles", regrette Patrick Poincelet.
Les entreprises de démolition traitent près d'un million et demi de VHU par an que leur fournissent assureurs, constructeurs, particuliers, domaines, fourrières ou garages. Le recycleur est chef d'entreprise ou responsable d'exploitation selon la taille de la société. Il est responsable de toutes les étapes du traitement, de la collecte jusqu'au transfert des restes au broyeur.
Entre les deux, le véhicule est dépollué (batteries, pneus, fluides, catalyseurs, pare-chocs, vitres...), désassemblé puis valorisé (réutilisation, recyclage et valorisation énergétique). Les entreprises de démolition devront recevoir un agrément préfectoral avant le 24 mai 2006 pour continuer légalement leur activité. Une quasi-formalité pour les quelque 400 professionnels déjà titulaires de la certification de service Qualicert. Un passage plus difficile pour d'autres... "Des entreprises laissent encore le liquide de refroidissement s'écouler dans la nature", témoigne Stéphane Cadet, gérant de la société Opal, certifiée Qualicert à Beauroux (17). On les appelle les casses sauvages...
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(Source : Ademe)
Environnement Magazine, janvier 2006