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Le fonds d’investissement BeCapital est né de l’association entre deux financiers, Cobepa et Compagnie Benjamin de Rothschild, avec BeCitizen, société de conseil en stratégie environnementale. Le fonds prévoit d’investir 150 millions d’euros dans des entreprises des « cleantech ».

Alexandre Schmitz, directeur général de BeCapital
Qu’est-ce qui distingue BeCapital des autres fonds ?
Les entreprises des cleantech ont aujourd’hui atteint des degrés de développement qui font apparaître de nouveaux besoins, comme le financement d’acquisitions et la gestion de trésorerie. Or, depuis des années, Copeba et Compagnie Benjamin de Rothschild sont spécialisés sur ces métiers. Quant à BeCitizen, il apporte ses connaissances du secteur, son réseau et son analyse. C’est la rencontre de ces trois compétences qui fait l’originalité de BeCapital. Nous pensons qu’il est possible d’investir dans des sociétés qui créent à la fois de la valeur économique et de la valeur environnementale. Nos prises de participations se font via des augmentations de capital, avec la volonté d’accompagner l’entreprise à un horizon de cinq à dix ans. Nous avons déjà investi cinquante des cent cinquante millions d’euros dans quatre entreprises : Northern Power Systems, Pavatex, Helveta et Goëmar. La durée de vie du fonds a été fixée à dix ans. Ce qui nous laisse encore du temps pour placer les 100 millions restants.
Quelles sociétés cible BeCapital ?
Nous investissons, en tant qu’actionnaire minoritaire, au capital de sociétés à des stades industriels et commerciaux avancés. Pas en capital-risque dans de jeunes entreprises. Mais la société doit surtout correspondre à notre grille de lecture. En plus de la dimension strictement financière, nous étudions l’impact de sa technologie sur le climat, sur les ressources naturelles, sur la consommation énergétique, sur la biodiversité et enfin sur la santé. Ces cinq critères doivent absolument être respectés. Sans exception.
Vous imposez-vous aussi un mode de management « responsable » ?
Le concept d’économie positive ne s’évalue pas seulement lors de l’investissement initial dans l’entreprise. Nous devons aussi respecter des principes simples de bonne gouvernance. Être représentés et actifs, dans les organes de direction de l’entreprise, sans pour autant se substituer à l’équipe de management. S’adapter à la direction en place. Et garder en tête les objectifs de développement à moyen terme qui nous ont incités à investir.
Crédits photos : DR
JD
BeCapital a beau avoir été créé par trois partenaires belges, il ne compte pas se restreindre à la Belgique. Il affiche une vocation d’investissement à l’échelle européenne, voire mondiale. D’ailleurs, les quatre premières sociétés de son portefeuille sont de nationalités différentes (américaine, britannique, suisse et française). Les fonds ont été levés auprès d’investisseurs du nord de l’Europe, mais aussi de France, d’Espagne et de Turquie. Ce qui permet, à chaque fois, de tisser un réseau local. Le véhicule financier pourrait, en outre, investir conjointement avec des partenaires européens, les dirigeants de BeCapital appréciant notamment le travail de Demeter Partners en France. Dans les prochaines semaines, le fonds devrait également rejoindre le groupe de réflexion cleantech de l’Association française des investisseurs en capital (Afic).
En savoir plus :
www.becapital.com