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Le premier appel d’offres français sur l’éolien offshore arrive à échéance le 11 janvier. L’ingénieriste Assystem prépare ses débuts dans le secteur en développant une offre d’accompagnement des consortiums.

Quelle expérience Assystem possède-t-il dans l’éolien offshore ?
Nucléaire, gaz, énergies renouvelables… Assystem Ingénierie est spécialisée dans les projets complexes en termes de sûreté, de sécurité, de réglementation… Ou par leur grand nombre d’intervenants, comme dans l’éolien offshore. Dans ce secteur, nous développons une offre destinée aux consortiums. En France, nous partons de zéro. Assystem s’est donc associé au britannique Atkins. La Grande-Bretagne a un programme de 35 GW dans l’éolien offshore avec une vraie logique industrielle.
Quel rôle comptez-vous jouer dans les projets ?
Notre premier axe est d’exploiter le retour d’expérience d’Atkins. La Grande-Bretagne a constitué des groupes de travail en mettant les industriels autour d’une même table pour réduire les coûts. Notre deuxième axe est notre savoir-faire dans l’accompagnement des consortiums dans d’autres secteurs. Il s’agit d’abord de définir un principe de gouvernance : comment répartir les rôles et les responsabilités de chacun.
Entre les acteurs, une bonne gestion des interfaces est cruciale. Pour mener à bien de tels projets, il y a besoin d’une planification rigoureuse et d’un suivi précis : être capable de détecter les éventuels retards ; disposer de scénarios alternatifs ; mettre l’information à disposition des décideurs ; gérer les différences culturelles entre les partenaires, grands groupes et PME…
Comment y parvenir ?
L’une des clés de réussite est de créer des équipes intégrées, réunissant des représentants des différents partenaires. En France, les industriels se préoccupent surtout, pour l’instant, de leur réponse au cahier des charges de l’appel d’offres. Nous essayons de leur faire comprendre qu’il faut aussi s’organiser pour, ensuite, mener à bien les projets.
Il faut anticiper comment les opérations de maintenance des éoliennes vont se décliner chez chaque membre du consortium.
Quels besoins en formation ? Quelle stratégie pour les pièces de rechange ? Quelle redondance dans les automates ? Quel niveau de pilotage à distance du champ éolien ?
Le consortium est aussi chargé de définir les scénarios de démantèlement. Le cahier des charges de l’appel d’offres est plutôt bien rédigé. Mais, dans le nucléaire comme l’éolien offshore, les grands enjeux sont la sûreté et l’acceptabilité. Il faut des pré-études pour connaitre précisément les tenants et aboutissants d’un projet, puis des études d’impact… et du dialogue.
Crédits Photos : DR
TB
Le consortium piloté par Iberdrola et Eole-Res, associé à Areva et Technip, a signé un contrat de partenariat avec Neoen Marine. Ce consortium prévoit de déposer une offre dans deux zones, au large de Saint-Brieuc et de Saint-Nazaire. « La valeur ajoutée de Neoen Marine vient de sa connaissance approfondie des zones d’études, mais la société a également une approche de l’acceptabilité des projets qui est parfaitement cohérente avec celle du consortium », a commenté par communiqué Jean-Marc Armitano, P-DG d’Eole-Res.
Neoen s’impliquera en effet plus particulièrement dans la concertation locale, les relations avec les différents acteurs, la conduite d’études environnementales ou techniques jusqu’à l’obtention des autorisations administratives nécessaires.
www.neoen.fr